13 octobre : toutes les raisons de se mobiliser dans l’Education nationale

 

En France comme dans toute l’Europe, nous sommes des millions à nous opposer aux politiques d’austérité qui abiment les services et les biens publics. Fort·es de la mobilisation historique pour les retraites, nous sommes déterminé·es à rester combatif·ves pour gagner des droits en faveur du monde du travail, des augmentations salariales, l’égalité salariale ou une autre réforme des retraites.

Pour nos salaires...

Alimentation, loyer, énergie, transport… Tout augmente sauf les salaires. Pendant ce temps, les grandes entreprises continuent de multiplier leurs profits sans rien lâcher en contrepartie et le gouvernement se contente de faire l’aumône aux personnels de l’Éducation nationale… Grâce à nos mobilisations, c’est l’augmentation générale des salaires qui est aujourd’hui le mot d’ordre commun : du salaire net pour vivre au jour le jour et du salaire brut (maladie, maternité, chômage, retraite…) pour nous protéger tout au long de la vie.
Ensemble, exigeons pour tous les personnels des revalorisations réelles (indiciaires) et non des hausses indemnitaires qui ne comptent pas pour le calcul des pensions de retraite.
Ensemble refusons le Pacte qui dégrade nos conditions de travail, met en danger nos collectifs de travail par la mise en concurrence qu’il induit et aggrave les inégalités femmes-hommes.

Pour nos services publics et nos conditions de travail...

Partout, les services publics sont en déshérence au détriment des usager·ères et des conditions de travail des agent·es.
Le manque d’attractivité touche l’ensemble des métiers de l’Éducation nationale et le manque de postes dans chacun d’eux nuit aux conditions de travail de tous les autres. Il faut un plan d’urgence de création de postes de personnels administratifs, techniques, de santé et sociaux, de CPE, de Psy-En, d’AEd et AESH avec un vrai statut et avec des salaires attractifs.
Il faut créer massivement des postes d’enseignant·es afin de diminuer drastiquement les effectifs des classes pour de meilleures conditions d’apprentissage et de travail.
Il faut abandonner le projet de réforme des LP et abolir les réformes Blanquer (celles des lycées et Parcousup) qui aggravent le tri social et font perdre le sens de nos métiers.
Il faut en finir avec la politique managériale, l’empilement incessant de tâches et d’évaluations supplémentaires et les injonctions et annonces gouvernementales permanentes. Il faut laisser enfin les personnels travailler dans la sérénité et dans la maîtrise d’un travail qu’ils connaissent.

Pour l’égalité...

Malgré l’affichage « grande cause nationale », les femmes sont toujours payées 1/4 de moins en moyenne que les hommes.
Dans notre ministère, la gestion des carrières (grades et accélérations de carrière à accès inégalitaires), les heures supplémentaires ou les IMP sont les fondements de cette inégalité salariale qui fait que les salaires des 73% de femmes sont inférieurs de 15% à ceux des hommes.

Pour nos retraites...

Pour la CGT Éduc’action, la réforme Macron des retraites (qui s’applique depuis le 1er septembre) est toujours aussi injuste, brutale, injustifiée et impopulaire.
La CGT reste mobilisée pour gagner la retraite à 60 ans (et avant en cas de pénibilité), ainsi que la prise en compte des années d’étude dans le calcul de la retraite.

Avec la CGT Éduc’action, exigeons...

  • L’ouverture de négociations dans la fonction publique
  • une augmentation immédiate de 400 € net pour tous les personnels, un SMIC à 2000 € brut, des grilles salariales sur un seul grade et avec un rythme d’avancement unique et un doublement du salaire sur la carrière.
  • Pour les catégories C (Adjaenes, ATRF), une carrière sur 20 échelons débutant à 1,2 fois le smic.
  • Pour les catégories B1 (SAENES, TRF), une carrière sur 20 échelons débutant à 1,4 fois le smic.
  • Pour les catégories B2 (SAENES classe supérieure, TEN), une carrière sur 20 échelons débutant à 1,6 fois le smic.
  • Pour les catégories A1 (personnels enseignants et d’éducation, ; Psy-En, infirmier·ères, AS, AAE…), une carrière sur 18 échelons débutant à 2 fois le smic.
  • Pour les catégories A2, une carrière sur 17 échelons débutant à 2,3 fois le smic.